RGPD : 6 mythes à dépasser d'urgence !

Compte tenu de l’effervescence qui s’est installée en prévision de l’entrée en vigueur du fameux Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), objet de toutes les conversations de cafétéria, il pourrait sembler inutile de s’appesantir sur la thématique…

Ce même état de fait peut toutefois aussi bien plaider pour l’attitude inverse ! On sait en effet que dans ce genre de cas où tout le monde se gargarise d’un sujet à la mode – rivalisant de pseudo-expertises héritées qui de son coiffeur, qui de sa belle-sœur -, les fausses rumeurs se multiplient et les croyances les plus folles commencent à se développer !

Il nous a dès lors paru utile de tordre le cou à quelques mythes… En voici six, que nous nous emploierons – sitôt formulés – à faire passer de vie à trépas !

1. Le RGPD règle le traitement des données par les entreprises.

A MOITIE VRAI !  Avant d’examiner ce qu’il implique, il est bon de savoir ce qu’est l’objet précis du RGPD ; or, à y regarder de plus près, la directive ne se contente pas de protéger les consommateurs contre un usage abusif qui serait fait par les entreprises des données qu’ils leur ont cédées. Ces mêmes entreprises sont également tenues de stocker en toute sécurité les données en question, de sorte à les mettre à l’abri contre des tentatives d’hameçonnage extérieures, typiquement.

2. A compter du 25 mai, les lourdes amendes vont pleuvoir !

LARGEMENT FAUX ! Certes, les infractions au texte sont assorties de lourdes sanctions. Mais il serait assurément paranoïaque d’imaginer des armées d’inspecteurs sourcilleux déboulant dans les entreprises le 26 mai au matin (ne serait-ce que parce que les effectifs attachés à ce contrôle ne seront pas encore constitués !) ! Un délai de grâce a été prévu, au cours duquel des mises en garde seront surtout émises. Attention, cependant : le texte lui-même prévoit une montée en puissance de son régime de sanctions : il serait donc bien imprudent, à l’inverse, de considérer sur le long terme le fait d’être puni comme un risque totalement virtuel !

3. La mise en conformité exige des budgets prohibitifs !

CERTAINEMENT EXAGERE !  Toute la question est de savoir si on désire croire ou non les discours mortifères des nombreux consultants « spécialisés RGPD » sortis de terre, depuis quelques mois, comme champignons après l’averse ! Même si ces « marchands du temple » vous soutiendront bien entendu le contraire, dans de nombreux cas, la mise en œuvre de la nouvelle directive n’exige en réalité que d’observer des règles déjà existantes et des bonnes pratiques bien connues, simplement assorties d’un nouvel « emballage ». Hors ce cas, les nouveautés font essentiellement appel au bon sens, sans que l’impossible ne soit exigé.

4. La solution réside dans le fait d’engager un « RGPD-compliant » !

TOTALEMENT ILLUSOIRE !  Evidemment, la piste est séduisante, qui voudrait qu’on « file la patate chaude » à une sorte de « paratonnerre » interne, à charge pour lui de se « dépatouiller » avec ce texte complexe. Le problème, c’est que la nouvelle législation doit moins s’assimiler à une « bête » to-do-list (aisément délégable, par hypothèse) qu’à une invitation à développer une nouvelle culture d’entreprise. On ne pourra couper, dès lors, à ce que chacun dans l’organisation reçoive une formation, qu’il s’agisse d’une sensibilisation générale ou d’un cours plus pointu sur les actions spécifiques à prendre en cas de fuite de données.

5. Le RGPD rendra très complexe les démarches de prospection…

ASSUREMENT EXCESSIF !  Ne l’oublions pas, le RGPD n’exclut absolument pas de détenir des données sur ses prospects ou ses clients ! Il exige juste que la collecte et l’usage de ces renseignements soient soumis au principe de proportionnalité… Ca n’est donc que certaines pratiques bien précises qui devront être modifiées ou abolies, dans ce registre de la prospection. Au nombre desquelles l’habitude prise par bon nombre de vendeurs de réunir toute une série d’infos « sociales » sur leurs contacts (nombre d’enfants, marque de la voiture, etc…), dans l’idée de faire de ces éléments les leviers d’un rapprochement accéléré avec eux, aussi factice qu’intéressé…

6. Au bilan, le RGPD écrase l’économie sous la bureaucratie !

TOUT PORTE A PENSER QUE NON !  La réalité a de fortes chances d’être plus réjouissante. En pratique, une entreprise qui se mettrait en mesure de démontrer qu’elle travaille selon les principes de « privacy-by-design » du RGPD pourrait bien se retrouver en position de force par rapport à un concurrent qui peine à présenter de telles garanties. Au final, l’ère « post-RGPD » obligera les entreprises à faire évoluer leurs mentalités et à s’interroger sur leurs stratégies de traitement des données personnelles afin d’en faire, en définitive, un avantage concurrentiel.

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